Tout y est. Peinture banche, liserés rouges, becquet, grosses prises d’air, logo Abarth, rien ne manque à la 500 du même nom. En fidèle héritière de la Fiat 500 Abarth des années 60, la 500 Abarth de 2008 en reprend tous les codes et se veut elle aussi petite mais méchante.
Une esthétique musclée
A commencer par la face avant, entièrement revue pour cette version musclée. Ainsi le gros logo du préparateur au scorpion vient ici remplacer le logo Fiat. La calandre se distingue aussi de celle de la, basique, Fiat 500 en présentant un logo collé aux moustaches chromées. Sur le modèle normal, les moustaches ne touchent pas le logo. Un logo qui domine ici une prise d’air centrale. D’autres entrées d’air se situent également dans la base du bouclier avant et sur ses côtés. Un bouclier avant légèrement avancé, ça se voit notamment au niveau des optiques.
De profil, la 500 Abarth affiche des ailes élargies, une jupe spéciale, les liserés rouges et la signature Abarth sur le bas de la carrosserie, un logo sur l’aile arrière, des rétroviseurs rouges et des jantes de 16’’ spécifiques et très sportives.
A l’arrière, un imposant becquet domine un bouclier lui aussi entièrement redessiné avec notamment des sorties d’air latérales et un diffuseur d’air intégrant une double sortie d’échappement. Des modifications qui ne sont pas purement esthétiques puisqu’elles contribuent réellement au refroidissement de la mécanique et à une tenue de route améliorée pour prendre en compte des vitesses plus élevées.
A l’intérieur, l’habitacle est lui aussi placé sous le signe de la sportivité avec des teintes bicolores rouge et noire, des sièges baquets en cuir et une instrumentation spécifique, avec notamment une jauge de pression de turbo. Comme sur les voitures de course, un afficheur à LED permet également de savoir à quel moment changer de rapport. Le pédalier est en aluminium et la mention « powered by Abarth » vient orner la planche de bord.
1.4 turbo 16 soupapes de 135 ch
Sous le capot, on découvre un moteur 1.4 essence turbo 16 soupapes développant 135 ch à 5000 tr/mn, soit 35 de plus que la plus puissante des Fiat 500 actuelles. Le couple est de 206 Nm à 3000 tr/mn en mode sport, 180 Nm à 2500 tr/mn en mode normal. Répondant aux normes Euro5, ce bloc est accouplé à une boite mécanique à 5 vitesses. La 500 Abarth reçoit également le TTC TTC Torque Transfer Control, fonction qui améliore la traction dans les virages, évitant considérablement le sous-virage et garantissant un plus grand dynamisme de conduite. Ce résultat est obtenu en simulant électroniquement la présence d’un différentiel autobloquant. , un système qui contrôle la transmission du couple aux roues assurant une transmission de la puissance à la route la plus efficace possible.
Un kit SS sera également proposé. Il permettra d’améliorer encore les performances de l’auto, notamment en passant la puissance à 160 ch ! Enfin, pour les plus sportifs, un second kit dénommé Assetto Corsa permettra de transformer sa petite 500 en véritable bête de course. Carlos Gomes, directeur de Fiat France réfléchie d’ailleurs déjà à la possibilité de créer dans l’hexagone un Trophée Abarth. Plutôt réjouissant.
D’ici là il faudra encore attendre quelques mois pour voir la 500 mais aussi la Grande Punto Abarth arriver chez nous. La commercialisation de la 500 Abarth est prévue pour juillet en Italie. En France il faudra attendre au mieux le mondial de l’automobile de Paris en octobre prochain. La commercialisation de la marque Abarth doit en effet se faire dans un réseau spécifique. Les distributeurs sélectionnés devront donc aménager un espace dédié Abarth dans leurs magasins. Un aménagement qui coûte cher et que peu sont enclin à effectuer vu l’état actuel du marché des sportives, mis à mal par le prix des carburants, la taxe écologique, le déploiement des radars… A suivre.





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