Au lendemain du grand spectacle de lancement sur les rives du Pô à Turin, la presse avait rendez-vous au Palaisozaki, le Palais des Sports des derniers JO, pour la conférence de presse. Luca di Meo et Sergio Marchionne se sont relayés dans une conférence atypique où pratiquement aucun détail technique n’a été donné. Les dirigeants de Fiat avaient en effet choisis de bâtir la première partie de leur intervention à partir de mots évoquant la Fiat 500 et envoyés en direct par sms par les journalistes présents. Puis une vidéo avait été enregistrée où Sergio Marchionne se retrouvait entouré d’enfants qui lui parlaient des deux Fiat 500 présentes dans le studio. Amusant, décalé, mais pas forcément ce qu’attendait la presse.
Du coup, à la sortie de la conférence, un véritable ras de marée s’est dirigé vers le stade olympique situé à quelques centaines de mètres. A l’intérieur, près de 200 Fiat 500… première génération ! En fait des nouvelles 500 recouvertes d’un accessoire paraît-il déjà très prisé : une housse imitant l’ancienne 500. Très bien faite, le spectacle était magnifique.
Le diesel ne représentera que 15% des ventes
Enfin débachées, nous réussissons à trouver une Fiat 500 disponible. Mais impossible de savoir sur quelle motorisation nous sommes tombés, rien n’est marqué à l’arrière de la voiture. Vite, tournons la clé de contact. Le bruit est léger, mais c’est bien du diesel 1.3 Multijet de 75 ch avec filtre à particules dont nous disposons. Une motorisation qui d’après Fiat ne devrait pas représenter plus de 15% des ventes. Après un peu de temps perdu pour sortir du stade, imaginez 200 Fiat 500 qui veulent sortir en même temps par la même porte, c’est la police municipale qui nous prend en charge pour traverser Turin. Il faut dire que les motards ne seront pas de trop. Dans la ville c’est l’émeute dès qu’une 500 pointe le bout de son nez. Les voitures sont photographiées, filmées, les turinois viennent voir l’intérieur…
Intérieur néo-rétro très italien
Un intérieur très italien mêlant modernité et rétro. La planche de bord est très haute et ne dispose pas de rangement sur le dessus. Pas de boîte à gants fermée non plus mais un grand vide poche. La partie centrale de la planche de bord est en plastique de la teinte de la carrosserie et le logo 500 vient prendre place face au passager. Les compteurs comprennent trois niveaux : le cercle extérieur affiche la vitesse, le cercle intermédiaire le compte-tours et le cercle central les informations de l’ordinateur de bord. L’autoradio prend place au-dessus de trois boutons commandant la direction assistée électrique, les warnings et les antibrouillards. Les commandes de la climatisation prenant place en-dessous et juste au dessus du levier de vitesse, placé en hauteur comme sur la Panda.
Compact et trapue
Les passagers seront à l’aise à l’avant comme à l’arrière… pour les jambes. A l’arrière en effet, la hauteur de toit est plutôt restrictive pour les grands gabarits. Mais la Fiat 500 reste accueillante. Son coffre, de 185 dm3 est honnête pour une voiture de sa taille. Basée sur la plate-forme de la Panda, revue et corrigée, cette Fiat 500 mesure en effet seulement 3,54 de long, 1,62 de large et 1,48 de haut. Du coup elle possède également l’un des défauts de la Panda, son faible réservoir de seulement 35 litres. En même temps la 500 est une citadine et n’est donc pas prévue pour une utilisation sur route. D’autant que sa consommation limitée, seulement 4,2l en cycle mixte, permet d’avoir une bonne autonomie.
Au volant, le conducteur se fait vraiment plaisir. Légère avec ses 980 kg, la 500 est vive. Sa direction, très douce, est précise. Sans un être un foudre de guerre, le petit moteur diesel 1.3 Multijet lui permet d’atteindre 165 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en 12,5s. Le plus impressionnant, c’est qu’à n’importe quelle vitesse, la voiture reste totalement silencieuse. Pas un bruit de moteur, pas un bruit parasite. Les passagers n’auront pas à élever la voix pour se parler. Pas de vibration non plus à allure soutenue, un vrai bonheur.
Un comportement routier très sain
Sur route sinueuse, le comportement routier est sain. La voiture a une forte tendance au sous-virage mais est prévisible dans ses réactions. Niveau sécurité, la 500 peut recevoir jusqu’à 7 airbags. Elle est équipée de série de l’ABS avec EBD EBD Symbole de Electronic Brakeforce Distribution. Répartiteur de freinage capable d’exercer une action de freinage maximale sur chaque roue proche du blocage. et peut disposer en option de l’ESP ESP Contrôle de la stabilité dynamique dans les virages. et du Hill Holder, bien utile pour les démarrages en côte.
Notre 500 en finition Lounge disposait de série du toit panoramique, des rétroviseurs électriques couleurs carrosserie avec indicateur de température extérieure, des projecteurs antibrouillards, du siège passager réglable en hauteur, des commandes de la radio au volant, du système multimédia Blue&Me, des lèves vitres électriques et de la condamnation centralisée des portes, du kit chrome, du siège conducteur réglable en hauteur tout comme l’appuie tête et de l’autoradio cd MP3.
Proposée à 14 500 euros, cette version propose quasiment tout de série. En option, il est possible de personnaliser la voiture avec une multitude d’options : stickers, jantes, écussons, chromes, jusqu’aux clefs. Au total, plus de 500 000 combinaisons différentes sont possibles. De quoi penser qu’aucune Fiat 500 similaire ne circulera dans nos rues.
Tarif
| Tarif du modèle essayé | au 1 juillet 2007 |
|---|---|
| Fiat 500 1.3 Multijet 75 ch DPF Lounge | 14 500 € |
Un pole sport pour le groupe Fiat

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