Enfin. Enfin, dix ans après le lancement de la 147, Alfa Romeo lui offre une retraite bien méritée avec l’arrivée de sa remplaçante, la Giulietta. Présentée au dernier salon de Genève, cette nouvelle Alfa Romeo ressuscite un mythe. La première génération de Giulietta, en 1954, avait en effet tout simplement été la première voiture de grande série produite par Alfa Romeo. Il s’en était vendu pas moins de 180 000 exemplaires en huit ans. La seconde génération avait connu moins de succès entre 1977 et 1985.
Le succès, la Giulietta de 2010 y est contrainte. Voiture du segment C, l’un des plus importants en Europe avec par exemple 18% des ventes en France, la Giulietta a pour objectif de réaliser 2% du segment en année pleine dans l’hexagone, 3500 unités pour 2010. Un objectif à la fois ambitieux et raisonnable vue la qualité de cette Alfa Romeo, véritablement bien née.
Elle est ainsi la première voiture du groupe Fiat basée sur l’architecture dénommée « Compact ». Une toute nouvelle plateforme adaptable à des empattements et des voies différentes, et que l’on devrait donc retrouver aussi bien dans les futures berlines compacts que les petits SUV annoncés du groupe. Légère, grâce à l’utilisation de profilé d’aluminium extrudé et de Xénoy, cette plateforme est également très rigide grâce à l’emploi d’acier trempé spécifique. Concrètement, elle permet un allègement de 8,5 kg sur l’avant et de 4 kg sur l’arrière par rapport à une structure classique.
Mais la Giulietta possède bien d’autres arguments, à commencer par… son style.
Caractère propre et habitabilité en hausse
Signé du Centro Style Alfa Romeo, la Giulietta ne peut cacher une inspiration puisée chez sa petite sœur Mito pour la partie avant, entièrement développée au tour du trèfle comme le veut la tradition Alfa Romeo. Mais cette Giulietta possède son propre caractère avec par exemple des feux avant intégrant des LEDS pour assurer un éclairage diurne.
De profil, la Giulietta fait penser à un petit coupé avec ses surfaces vitrées réduites et élancées. Les poignées des portes arrière sont cachées, intégrées dans la carrosserie. L’ensemble dégage une impression d’agilité et de solidité.
L’arrière est plus massif mais ne manque pas de dynamisme avec ses optiques originaux disposant comme à l’avant de LEDS.
Avec 4,35 m de long, 1,80 m de large et 1,46 de haut, cette Giulietta grossie encore par rapport à la 147. Mais pour une fois, cette prise d’embonpoint se fait au profit du coffre, qui offre un volume raisonnable de 350 litres. Malheureusement le seuil de chargement est trop haut, beaucoup trop haut.
L’habitabilité intérieure est elle aussi en progrès. Les plus grands trouveront de quoi caser leurs jambes, un peu moins leur tête à cause d’une garde au toit plus réduite.
A l’avant le conducteur trouvera facilement ses marques. La planche de bord est pourtant entièrement nouvelle, toute à l’horizontal avec de nombreux éléments couleur aluminium du plus bel effet.
Petit bémol pour la console centrale positionnée ici classiquement alors qu’habituellement chez Alfa elle est orientée vers le conducteur. Heureusement le très bel habillage des commandes vient faire oublier cette petite déception avec par exemple des commandes poussoirs inspirées de celles de la 8C Competizione.
Le levier de vitesses est à la fois esthétique et agréable en main. La qualité de finition est une nouvelle fois en hausse à l’exception de quelques très rares plastiques à la qualité en deçà de l’ensemble.






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